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Comment IPCONNEX intègre un nouveau client en services TI gérés

2026-06-30 · IPCONNEX

Changer de fournisseur TI, ça prend du courage. Pas parce que c'est compliqué en soi, mais parce que t'as l'impression que quelque chose va briser dans la transition. Que vous allez perdre accès à quelque chose de critique. Que les deux premières semaines vont être du chaos total.

C'est une crainte légit. Mais elle disparaît assez vite quand le processus est structuré. Voilà ce qui se passe concrètement dans les 30 premiers jours avec IPCONNEX.

Semaine 1 : On comprend ton environnement

La première semaine, on pose des questions. Beaucoup de questions. On planifie un appel de 90 minutes — habituellement avec le propriétaire ou le gestionnaire de bureau, plus la personne qui "gère l'informatique" en ce moment (même si la réponse c'est "personne, c'est le chaos"). L'objectif c'est d'avoir une image complète avant de toucher à quoi que ce soit.

Ce qu'on documente en semaine 1 :

  • Tout l'équipement : postes de travail, serveurs, équipements réseau, imprimantes, tout ce qui est branché
  • Les logiciels et abonnements SaaS, incluant les licences et dates de renouvellement
  • Les fournisseurs internet et les détails des circuits
  • Les services infonuagiques : Microsoft 365 ou Google Workspace, outils de sauvegarde, logiciels métier
  • Les relations avec les autres fournisseurs et les contrats de support existants
  • Les problèmes connus ou récurrents

On collecte aussi les accès à cette étape — comptes admin pour ton tenant Microsoft 365, ton routeur, ton serveur si t'en as un, les portails de gestion tiers. C'est souvent là que le premier accroc apparaît. Beaucoup d'entreprises n'ont aucune documentation et aucun gestionnaire de mots de passe. Les accès sont dans un courriel quelque part, dans la tête de quelqu'un, ou pire, oubliés pour de bon.

Si c'est ta situation, dis-le d'avance. On l'a vécu des dizaines de fois. On va dénouer ça méthodiquement plutôt que de faire semblant que le problème existe pas.

Semaine 2 : On établit la base technique

Une fois qu'on a les accès, on déploie notre agent RMM — on utilise NinjaRMM — sur tous les postes et serveurs gérés. C'est ce qui nous permet de surveiller la santé des appareils, d'appliquer les mises à jour et d'intervenir à distance sans que tu aies besoin d'appeler en premier.

En parallèle, on fait un audit des sauvegardes. Si t'as déjà quelque chose en place, on vérifie que ça fonctionne vraiment — ce qui veut dire tester une restauration, pas juste confirmer que le job de backup affiche "succès". Une sauvegarde qu'on a jamais testée, c'est de la décoration. Si y'a rien en place, on configure ça avant de passer à autre chose.

On établit aussi un seuil de sécurité de base : Windows Defender (ou ce qui roule comme protection) est actif et à jour, le chiffrement de disque est activé sur les portables, les comptes admin sont séparés des comptes utilisateurs du quotidien, et le MFA est activé sur les connexions Microsoft 365.

À la fin de la semaine 2, on produit une évaluation des écarts — un court document écrit qui liste ce qu'on a trouvé, ce qui est déjà en bon état, et ce qui doit être corrigé. On le passe ensemble avec toi avant d'agir sur quoi que ce soit.

Semaine 3 : Tes utilisateurs et les processus

La semaine 3, c'est pour connecter ton équipe à comment les services TI gérés fonctionnent concrètement. On configure ton portail de helpdesk (on utilise HaloPSA pour la gestion des tickets), on explique comment soumettre une demande, à quoi ressemblent les paliers d'escalade, et ce qui est inclus vs exclu dans ton entente.

Chaque client a des paliers définis :

  • Niveau 1 : Helpdesk standard — réinitialisations de mots de passe, problèmes logiciels, questions d'utilisation
  • Niveau 2 : Problèmes techniques plus profonds — pannes réseau, erreurs applicatives, problèmes côté serveur
  • Niveau 3 : Incidents critiques — pannes majeures, ransomware, perte de données

On met aussi en place un contact d'urgence en dehors des heures d'ouverture pour les clients sur les plans complets. "Urgence", ça veut dire que l'entreprise peut plus opérer — pas que l'imprimante est lente.

C'est aussi cette semaine qu'on découvre souvent le shadow IT : des applications installées par des employés eux-mêmes, un Dropbox personnel utilisé pour des fichiers d'entreprise, quelqu'un qui gère ses courriels clients depuis Gmail. On documente. On coupe rien immédiatement — mais on a une conversation sur ce qui doit migrer et sur quel horizon de temps c'est réaliste.

Semaine 4 : Premier bilan mensuel

À la marque des 30 jours, on livre le premier rapport mensuel. Ça couvre la santé des appareils, l'état des mises à jour, la vérification des sauvegardes, les tickets ouverts et résolus, et les points en suspens de l'évaluation des écarts.

On le regarde ensemble en appel — pas parce que le rapport est compliqué, mais parce que ce premier bilan établit le ton de la relation. On veut que tu comprennes ce qu'on surveille et pourquoi. On utilise aussi cet appel pour finaliser les conditions de l'entente de niveau de service, confirmer les heures de support qui correspondent à tes heures d'affaires, et aligner les attentes sur les délais de réponse selon la sévérité des incidents.

Ce dont on a besoin de ta part

L'intégration se passe bien quand les clients arrivent avec quelques affaires prêtes :

  • Un point de contact qui peut prendre des décisions et qui a l'autorité pour nous donner les accès admin
  • Les coordonnées de tes fournisseurs — FAI, fournisseurs logiciels avec contrats de support
  • Un inventaire approximatif des emplacements et du nombre d'appareils à chaque endroit — même une estimation rough, c'est utile
  • Des réponses honnêtes sur ce qui brise, ce qui est "correct pour l'instant", et ce qui t'inquiète

Ce qui ralentit les choses : personne a les accès admin, l'ancien fournisseur TI répond pas, ou y'a un serveur qui fait tourner une application que personne sait documenter parce que la personne qui l'a configuré est partie il y a trois ans. C'est pas des deal breakers — c'est juste des problèmes qui prennent plus de temps à démêler.

Ce que l'entente de services couvre

Une entente de services gérés standard avec IPCONNEX inclut :

  • Support helpdesk illimité pendant les heures d'affaires (avec couverture après heures optionnelle)
  • Surveillance à distance de tous les appareils gérés
  • Gestion des mises à jour — système d'exploitation et applications tierces
  • Gestion des sauvegardes avec tests de restauration mensuels
  • Maintien du seuil de sécurité de base (protection des terminaux, application du MFA, chiffrement des disques)
  • Rapport mensuel
  • Liaison avec les fournisseurs pour les problèmes de FAI, logiciels et matériel

Ce qui est pas inclus : l'achat de nouvel équipement (facturé séparément), les projets d'infrastructure majeurs comme les migrations de serveurs ou les nouvelles installations réseau, et les interventions d'urgence après heures sauf si c'est ajouté au plan.

La période d'intégration — les 30 premiers jours — est incluse dans l'entente. C'est pas un engagement séparé ou un projet facturé à part. C'est comme ça qu'on atteint un seuil fonctionnel assez vite pour commencer à livrer de la valeur réelle.

Si t'es en train d'évaluer des fournisseurs TI gérés et que tu veux comprendre à quoi ressemble la transition concrètement, contacte-nous. On va te l'expliquer en langage clair.